Centre hospitalier Georges Renon

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Ce site a toujours eu une vocation hospitalière depuis le Moyen Age.
L'aumônerie séculière de Saint-James - Situé hors les murs de la ville, à l’Est du chemin de Saint-Florent, à l’emplacement actuel du cloître du vieil hôpital et entièrement disparu aujourd’hui, cet établissement hospitalier pour les pèlerins, les pauvres et les malades est cité pour la première fois en 1204 et est annexé à l’hôpital en 1681. La maladrerie de Saint-Lazare, en face de l’aumônerie de Saint-Jacques, remplace au XVè s. l’une des plus importantes léproseries de la province, placée devant les Vieux Ponts, construite au temps des croisades pour les lépreux et qui reçoit en 1269 une rente d’Alphonse de Poitiers, gouverneur du Poitou et frère de Saint-Louis. En 1672, "l’oustel des ladres" est administré par l’Ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel et de Saint-Lazare de Jérusalem, puis par l’hôpital. En 1770, l’enclos est échangé contre un pré.
L'hôpital général, un nouvel établissement de charité - Au XVIIè s., la mendicité est un fléau social, car des troupes de gueux se réunissent en une espèce de corporation avec ses règles, ses chefs, ses assemblées et son langage particulier : l’argot. Louis XIV décide alors de les enfermer en créant des hôpitaux généraux. Avec ses deniers, Philippe de Montault-Bénac, duc de Navailles, lieutenant-général des armées du roi et gouverneur de Niort achète une ancienne auberge dite "La Forge" pour y fonder l’hôpital général de Niort, bâti de 1665 à 1729. La chapelle du Saint-Esprit, élevée vers 1665 par les Franciscaines, est achevée et incluse au XVIIIè s. dans un nouveau couvent par les Augustines hospitalières, puis détruite et remise à neuf en 1867. En 1683, le jésuite Chaurand, fondateur en France de plus de 120 hôpitaux généraux, réforme l’administration de la maison. Agrandi par l’ingénieur niortais de Lucet et achevé en 1832, l’établissement est géré de 1729 à 1977 par les Filles de la Sagesse. Dans les premières années, l’hôpital est leur "tombeau", car les conditions de vie sont difficiles et les épidémies légion, dues à la saleté des lieux. La ferme, construite de 1885 à 87, desservie par un tunnel aménagé sous la rue de l’Yser, est baptisée "La Colonie Agricole Henri Giraud", en l’honneur de son promoteur, député décédé en 1887. Elle est démolie progressivement de 1974 à 76, lors du tracé de la voie-express Charles-de-Gaulle.
Le centre hospitalier Georges Renon - L’architecte André Laborie réalise de 1924 à 44 le 2ème hôpital de France de par ses dimensions et ses équipements modernes. Du nom du chirurgien, professeur et rénovateur de l’hôpital de Niort de 1905 à 42, il est composé de pavillons séparés par une végétation verdoyante, afin d’éviter la propagation des maladies infectieuses. En 1966, le 1er plan directeur établi par les architectes Jean Laborie fils et Le Sauter est approuvé par le ministère de la Santé, soit un total de 2.277 lits, l’abandon du système pavillonnaire et le glissement de l’hôpital vers le S-E, au-delà de la rue de l’Yser. Les années 70 sont la décennie de la modernisation de l’institution (nouvelle école d’infirmières, maison de retraite "Le Grand Cèdre", nouveau centre départemental de transfusion sanguine…).
Le nouvel hôpital - Ouvert en 1983, il est bâti sur les anciens terrains de la ferme et des jardins des religieuses (conservation symbolique d’un ancien puits). De 1995 à 97, les services demeurés du côté de l’avenue St-Jean-d’Angély sont transférés dans le nouvel hôpital. Les urgences sont agrandies de 2003 à 2005. En 2004, l’établissement est classé dans les 15 premiers hôpitaux de France. Il est le 1er employeur des Deux-Sèvres en 2006 avec 2.832 personnels. En 2007, sont créés les pôles mère-enfant et rein.

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